Salon de la copie (Turner et Guigou)
Tous les deux ans, à lieu à Bouc Bel Air le
Salon de la Copie
Il est organisé par l'association:
CLUB DES ARTS
Dans le règlement, toutes les reproductions de toutes les époques et de tous les mouvements artistiques sont autorisées.
Une seule obligation: la ressemblance (pas d'interprétation)
Les dimensions doivent être différentes de l'original
Date: du 17 au 25 février
Lieu: Le Château de Bouc Bel Air (Bouches du Rhône)
Vernissage:
DIMANCHE 18 février 2007 à 11h30 au château
Personnellement, j'ai choisi deux peintres du XIXe siècle:
L'anglais: WILLIAM TURNER
et
Le Provençal: PAUL GUIGOU
Présentation des peintres:
Joseph Mallord William TURNER

Né en 1775 à Londres
1789: Il est admis à l'école de la Royale Académie.
1790: Expose pour la première fois une aquarelle à la Royal Académie.
1792: début d'une longue série de voyages dans toute l'Europe.
1793: Il aborde la peinture à l'huile.
1794: Il commence une activité d'enseignement.
1796: Expose pour la première fois une peinture à l'huile
1799: Elu membre associé de la Royal Académie. Par ailleurs, il met en chantier d'importants projets d'écriture poétique, sans cesse repris, jamais achevés.
1802: Elu par ses pairs membre de la Royal Académie. Cette importante promotion couronne ses efforts pour accéder au cercle des artistes les plus en vue.
1804: Il ouvre une galerie privée dans laquelle il présente ses oeuvres.
1805: La notoriété de l'Artiste s'affirme: le naufrage, exposé à la Galerie Turner, donne lieu à la première des grandes planches indépendantes, gravées d'après ses oeuvres.
1807: Devient professeur de perspective
1816: Le critique William Hazlitt suggère que les paysages de Turner sont "des images du néant, mais très ressemblantes"
1817: Voyage en Belgique
1819: Voyage en Italie (Rome, Venise)
1821: Voyage en France (Paris, Rouen, Dieppe...)
1823: Il reçoit la commande d'un tableau sur la bataille de Trafalgar, oeuvre achevée l'année suivante.
1825: Voyage en Hollande, Allemagne, Belgique
1826: Publication des premières gravures des Ports d'Angleterre. Voyage en France
1828: Voyage en Italie où il organise une exposition à Rome. Ses oeuvres seront sévèrement critiquées.
1829: Rédaction de la première version d'un testament, Turner lègue à la Nationale Galery plusieurs oeuvres qu'il souhaite voir placées aux côtés du "Port de mer" et du "Moulin" de Lorrain, artiste qu'il admirait tout particulièrement.
1832: Modification de son testament. Il souhaite que ses oeuvres, léguées à la Nationale Galery, ne soient jamais séparées.
1833: Voyage à Paris. Il rencontre Eugène Delacroix
1844: Expose à la Royale Académy. Son succès, notamment en France, sera considérable.
1851: Mort de Turner, qui vivait depuis quelques mois sous un nom d'emprunt dans une modeste maison de Chelsea. Le 30 décembre, il est inhumé dans la Cathédrale Saint Paul, selon ses voeux, parmi "ses frères dans l'Art".


J'ai choisi: " La guerre, l'exilé et l'arapède" (1842) (bas de page)
Huile sur toile (79x79 Tate Gallery, Londres
Ce tableau présente Napoléon dressé devant un ciel rougeoyant, allusion manifeste au sang versé par ses armées. Mais pour en comprendre le titre, il faut lire la notice rédigée par le peintre:
"Ta toque en forme de tente rappelle la bivouac nocturne d'un soldat, seul sur une mer de sang... Va donc, rejoins tes camarades!"
En ce qui concerne l'arapède: autre nom de la patelle, gastéropode à coquille conique, dit encore, selon les régions, bernique ou chapeau chinois.
Napoléon, exilé, s'adresse donc à ce modeste coquillage...
Mon deuxième choix s'est porté sur:
Un peintre provençal:
Paul Guigou
(Il n'existe qu'une quarantaine d'oeuvres de Paul Guigou conservées par les musées français, ce qui est totalement insuffisant pour appréhender l'oeuvre d'un artiste qui a fait environ trois cent cinquante peintures à l'huile. Il semblerait que les Anglais et les Américains aient reconnu bien avant nous ce génie plein de talent et d'humilité à la fois.)
Paul Guigou naît le 15 février 1834 à Villar, dans le Comtat Venaissin (Vaucluse), et meurt à Paris à l'hôpital Lariboisière, le 21 décembre 1871.
On trouve ainsi chez Guigou une étrange analogie entre le cycle de sa vie, dont les limites se situent aux deux antipodes, le nord et le sud, et la réalisation même de sa carrière.
En effet, Guigou ne connaîtra de la France que les deux régions suivantes: le Sud et le Nord, et toute sa vie consistera à aller de l'un à l'autre, de Marseille à Paris, ses deux havres de repos.
Ce dualisme régional ne manquera pas de marquer sa carrière artistique au point de lui faire subir une double influence:
Une influence locale et d'une façon plus générale méditerranéenne d'une part, et, d'autre part, une influence parisienne et de ce fait française, voire européenne, Paris étant le centre artistique de toute l'Europe au XIXe siècle.

Les lavandières devant la Sainte-Victoire 1862
Voici mes modestes tableaux:

Attention! ils ne sont pas secs!
Un conseil: Allez au salon de la copie, vous y trouverez des oeuvres beaucoup plus jolies!..........